Qu'est-ce que la télémétrie et pourquoi elle va transformer votre pilotage
La télémétrie n'est plus réservée au MotoGP. Découvrez comment l'analyse de données peut faire progresser n'importe quel pilote sur circuit.
Vous revenez de votre roulage. Vous savez que le virage 3 ne passait pas bien. Mais pourquoi ? Trop vite à l’entrée ? Frein relâché trop tôt ? Trajectoire trop serrée ? Sans données, vous n’avez que votre mémoire — et la mémoire d’un pilote à 200 km/h est rarement fiable.
C’est exactement le problème que résout la télémétrie.
La télémétrie, c’est quoi exactement ?
En termes simples : la télémétrie, c’est l’enregistrement des données de votre véhicule pendant que vous roulez. Vitesse, position GPS, angle d’inclinaison (en moto), pression de frein, accélération latérale — tout est capté, seconde par seconde, virage par virage.
En Formule 1 et en MotoGP, des équipes d’ingénieurs analysent ces données en temps réel. Ils voient exactement où le pilote perd du temps et ajustent la stratégie en conséquence.
Le problème ? Jusqu’ici, ce niveau d’analyse était inaccessible au commun des mortels. Les outils existants — AiM Race Studio, MoTeC i2 — affichent des courbes brutes qui ne parlent qu’aux ingénieurs de course.
Ce que la télémétrie vous montre (et que vous ne voyez pas)
1. Vos vrais points de freinage
Vous pensez freiner au panneau 100m ? Les données montrent souvent 115m. Ces 15 mètres, c’est parfois une seconde au tour. La télémétrie ne ment pas.
2. Votre vitesse en courbe
Le chrono ne vous dit pas où vous perdez du temps. La télémétrie, si. Vous découvrirez peut-être que votre vitesse de passage au virage 5 est bonne, mais que vous accélérez trop tard en sortie — c’est là que se cache votre seconde.
3. La régularité
Un bon tour ne suffit pas. Ce qui fait un bon pilote, c’est la capacité à reproduire ce tour 15 fois de suite. La télémétrie vous montre la dispersion de vos trajectoires et de vos vitesses, virage par virage.
4. L’angle d’inclinaison (moto)
En moto, l’angle d’inclinaison est un indicateur clé de confiance et de technique. La télémétrie vous montre si vous exploitez réellement le grip disponible ou si vous roulez avec une marge qui vous coûte du temps.
De quoi avez-vous besoin ?
La bonne nouvelle : vous avez probablement déjà le matériel. Les systèmes d’acquisition de données les plus courants sur circuit sont :
- AiM (Solo, Solo 2, MyChron) — Le plus répandu en karting et en moto
- MoTeC — Standard en auto, du club à la GT
- 2D — Courant sur les BMW HP4 Race et les voitures de course allemandes
- RaceLogic VBOX — GPS haute précision, populaire en trackday auto
Tous ces systèmes enregistrent des fichiers que des outils comme Brake Point savent lire et analyser automatiquement.
Pourquoi l’IA change la donne
Le vrai problème n’a jamais été l’acquisition de données — c’est l’interprétation. Regarder une courbe de vitesse sans savoir ce qu’elle signifie, c’est comme regarder un ECG sans être médecin.
C’est pour ça que nous avons créé BudAI. Au lieu de vous montrer des graphiques et de vous laisser vous débrouiller, BudAI analyse vos données et vous dit :
“Tu freines 12 mètres trop tôt au virage 3. Décale ton point de freinage après le panneau 100m.”
Pas des intuitions. Pas du jargon d’ingénieur. Des conseils concrets, actionnables, basés sur vos propres données.
Par où commencer ?
- Vérifiez votre matériel — Si vous avez un AiM, un MoTeC ou un GPS dédié, vous êtes équipé
- Enregistrez une session — Un roulage normal, sans chercher la performance
- Importez vos données — Sur Brake Point, c’est un simple glisser-déposer
- Lisez l’analyse — BudAI vous donnera des axes de progression immédiats
La télémétrie ne remplace pas le talent ou les heures de piste. Mais elle remplace les années de tâtonnement par une progression structurée. Chaque session devient une leçon, chaque tour une opportunité d’apprendre quelque chose de concret.
Bienvenue dans l’ère de la donnée sur circuit.
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